jeudi 3 juin 2010
Conscience historique et renaissance Africaine
2 juin
Par
JP. KAYA
L’option, ou l’attitude qui consiste à demander ou à conseiller aux Africains, d’oublier leur passé pour ne regarder que l’avenir, (sous-entendu, pour faire preuve de noblesse en refusant de s’abaisser à rendre les coups, pour apparaître, ou pour donner un signe clair de maturité, et de grandeur), relève du lapsus calami.
Cette attitude trahit en effet un conflit intérieur impossible à juguler de la part des anciens négriers et colonisateurs. Elle signifie, que l’on continue à regarder les Africains comme de grands enfants, pas encore matures. En même temps, conscients du mal qu’on leur a fait, on craint leur réaction, mais on a conscience que l’heure n’est plus aux rapports coloniaux ou esclavagistes.
Or, les Africains ne peuvent pas oublier ou ignorer leur passé. Pas, parce qu’ils ne veulent pas, mais tout simplement parce qu’ils ne peuvent pas. Car, ils portent ce passé profondément inscrit en eux-mêmes. Mais ce refoulement d’un passé hautement traumatique, les expose à un retour du refoulé qui rend leur conduite imprévisible, parce qu’il a dévasté au préalable leur esprit et provoqué un dysfonctionnement de leur personnalité. Résultat, il y’ a un problème nègre, que toute l’humanité a l’obligation de connaître et de traiter sous peine de se retrouver dans un avenir proche, dans des tourments pires que ceux qu’inflige l’Enfer aux damnés.
Toutes les violences, les dominations, les humiliations, qu’un certains nombre de peuples (Arabes, et Européens) ont infligé aux Africains, ont atteint gravement le psychisme et la dignité du peuple africain. L’Homme Noir s’en est trouvé castré, et les conséquences qui en ont résultées, constituent précisément des obstacles à la Renaissance Africaine. Par ailleurs, les peuples désignés ci-dessus continuent à se comporter aujourd’hui encore sciemment ou non comme des ennemis de l’Afrique. Ainsi, leur attitude, leurs relations personnelles, économiques, commerciales et politiques avec l’Afrique et les Africains, constituent de véritables obstacles à la Renaissance Africaine, à cause de l’hypocrisie et du cynisme qui les caractérisent. Mais pourquoi une telle permanence dans la nuisance ?
En fait, cette attitude n’est que le prolongement à travers les millénaires d’une manipulation des textes sacrés du monde abrahamique, desquels des théologiens, des exégètes et des savants ont tiré « le mythe du Nègre maudit », qui diabolise l’Homme Noir et le refoule hors de la civilisation, jusqu’ à la périphérie de l’Histoire. Le résultat de ces manipulations a engendré historiquement la Traite négrière et la Colonisation, et à l’époque contemporaine, le racisme anti-Noir et l’africanisme eurocentriste sur le plan intellectuel. Les Noirs du monde entier, font quotidiennement dans leur vie personnelle l’expérience cruelle d’appartenir à une race dont quelques peuples irresponsables ont décidé par pure distraction, qu’elle était maudite. Senghor nous interpelle à ce propos.
« Réveillez-vous un matin : Noir. Noir et nu. Noir et colonisé, dans le saisissement d’être vu par le regard corrosif du Blanc. »écrivait-il. Si l’on parvient à prendre la mesure de cette situation, on supputera alors la puissance du ressentiment qui anime le Nègre.
Conscients de ces faits, en l’an 2000, les responsables politiques africains ont décidé qu’il était temps de lancer un mouvement panafricain pour réhabiliter le peuple Noir : laRenaissance Africaine. Mais sans un état de lieux précis et rigoureux, sans une analyse préalable approfondie de la situation actuelle de la communauté africaine, et de l’héritage de l’Afrique, une telle initiative, comme tant d’autres mises en œuvre par l’Afrique postcoloniale, encore aliénée, ne pouvait que s’enliser.
La Renaissance implique une deuxième naissance, à partir d’un héritage et d’un patrimoine qui nous appartient. Dans notre cas, elle impose de faire la démonstration que toutes les affirmations et toutes les théories tirées de la manipulation des textes sacrés du monde abrahamique pour asservir le peuple Noir, ne sont que des mensonges et des lubies. Nous avons le devoir dans ces conditions, de donner la preuve que notre héritage historique est porteur d’un projet capable non seulement de nous sauver nous-mêmes, mais aussi toute l’humanité. Une telle initiative pour toucher et mobiliser la conscience historique des Africains, doit être menée par les Africains seuls. Et surtout pas avec l’aide de négriers déguisés qui aimeraient se faire passer pour des sauveurs de l’Afrique.
Or, avions nous dit tantôt, que pour réussir cette Renaissance, il faut avant tout surmonter ou briser les obstacles qui se dressent devant nous. Ces obstacles sont représentés par l’attitude des peuples qui consciemment ou inconsciemment veulent maintenir sur la communauté africaine leur pouvoir. Ils le peuvent, parce qu’ils disposent d’un instrument qui reproduit et prolonge la traite négrière et la domination coloniale : c’est la société postcoloniale. A tous les niveaux, l’organisation (économique, monétaire, politique, sociale et culturelle) de cette société travaille contre les Africains et contre les intérêts vitaux et stratégiques de l’Afrique. La société postcoloniale avions-nous déjà dit ailleurs, s’oppose à l’épanouissement des citoyens africains et au développement de l’Afrique elle-même. Cette société organise et perpétue la faiblesse, la corruption et la médiocrité de la communauté africaine.
Ainsi, il est inutile de rêver de la Renaissance Africaine, sans un démantèlement complet de cette société. Mais décider d’organiser la liquidation de cette société, c’est accepter de poser un acte révolutionnaire authentique de dimension historique. Donc, il ne peut y avoir de Renaissance Africaine, sans une Révolution Africaine préalable. La question de la méthode, c’est-à-dire, celle de savoir comment doit se dérouler cette rupture, a déjà été sommairement traitée dans « Le Manifeste de la Révolution Africaine », elle sera approfondie dans le Tome III de la Théorie de la Révolution Africaine : « Mode opératoire », notre prochaine publication. Dans ces textes, nous montrons que, bien qu’ayant pris conscience de la gravité et de l’urgence de la situation actuelle de la communauté africaine, nous ne choisissons pas pour autant la politique du pire : la violence aveugle. Nous optons pour une révolution démocratique, mais dont la finalité sera néanmoins la liquidation totale de la société postcoloniale. Ce qui privera les peuples ennemis de l’Afrique, car constituant par leur attitude un obstacle à la Renaissance Africaine, du moyen de perpétuer leur pouvoir sur la communauté africaine.
Par ailleurs, que faire du vide laissé par la disparition de la société postcoloniale ? Cette question impose de réfléchir sur le contenu de la notion de Renaissance Africaine, elle même. De notre point de vue, étant donné les prémisses que nous avons posés, la Renaissance Africaine, ne peut être un simple assainissement des structures de la société postcoloniale. Il ne peut pas non plus s’agir uniquement de s’appliquer à moderniser, c’est-à-dire rationaliser le fonctionnement de la société africaine postcoloniale. Malgré le léger intérêt que nous offre cette perspective, cela ne pose ni la question de la nature de la crise africaine, ni ne constitue une réponse appropriée à cette crise. Il faut être révolutionnaire.
Si, nous sommes parfaitement cohérents avec nous-mêmes,
si nous ne craignons pas de déclencher l’hilarité générale et la moquerie, en affirmant que par les ressources de la Raison, nous sommes capables de tirer de l’héritage africain, un Mode de Production totalement novateur, et une idéologie qui nous permettraient de mettre en œuvre un projet de société, capable de sortir l’humanité de la préhistoire de la conscience humaine, alors, rien ne sert d’appeler de tous ses vœux la Renaissance Africaine, car dans ce cas précis, nous ne ferions que masquer notre profonde aliénation. Et nous nous mentirions à nous-mêmes.
La Renaissance Africaine se résume en effet à une équation très simple. Il s’agit, de répondre en trois temps avec la ressource fondamentale de l’héritage africain, la MAAT, à la situation actuelle du Nègre. Une telle réponse est de nature à reconstruire l’identité, la personnalité et la dignité de l’Homme Noir.
a)-Pratiquer la Maât pour combattre l’aliénation afin de faire éclore dans le psychisme du Nègre la mentalité pharaonique, pour l’inciter à se réapproprier la totalité de son héritage historique et culturel ; puis de se manifester comme un bâtisseur, un entrepreneur et un conquérant dans le monde.
b)-Pratiquer la Maât pour rétablir le fonctionnement normal de la personnalité africaine, et mettre fin à la crise africaine.
c)-Utiliser la Maât pour construire une nouvelle société africaine : la Société Initiatique, pour supplanter la société postcoloniale. A noter que cette Société Initiatique ne s’oppose en aucune façon à la rationalité, mais uniquement pour parler comme Pareto aux dérivations de la société moderne. La Renaissance Africaine revient ainsi à bâtir, suis generis, la Société Initiatique.
En définitive, pour se débarrasser de son passé traumatique l’Homme Noir, est dans l’obligation d’opter pour une rupture révolutionnaire. Celle-ci est dirigée en priorité contre la société africaine postcoloniale qui représente le point faible et aveugle de la communauté africaine. Ensuite cette révolution sera dirigée contre certains acteurs de la scène internationale et les systèmes de pensée qu’ils ont mis au point dans l’intention d’aliéner, puis d’asservir le Nègre. Enfin, celui-ci, doit se tourner avec assurance vers son héritage historique, qui contient un projet de société capable non seulement de le guérir de son aliénation, mais aussi de lui offrir une nouvelle formation sociale qui apportera à l’humanité elle-même, une nouvelle expérience de civilisation.
JP. KAYA
lundi 12 avril 2010
Enfin Dieu délivre l’Afrique!

Oui, Dieu délivre enfin l’Afrique selon sa seule volonté. L’Afrique malade du SIDA, l’Afrique humiliée, l’Afrique laissée pour compte, l’Afrique vaincue par tous les maux retrouve le sourire. Car Dieu a décidé de la sauver selon sa parole.
Personne ne peut la libérer et l’aider véritablement si ce n’est Dieu le créateur.
LE JUBILE
Le jubilé est un décret divin pour libérer tout esclave après 49 ans de servitude. Pour cela lisons: Lévitiques 25:8-12«Tu compteras sept sabbats d'années, sept fois sept années, et les jours de ces sept sabbats d'années feront quarante-neuf ans. Le dixième jour du septième mois, tu feras retentir les sons éclatants de la trompette; le jour des expiations, vous sonnerez de la trompette dans tout votre pays. Et vous sanctifierez la cinquantième année, vous publierez la liberté dans le pays pour tous ses habitants: ce sera pour vous le jubilé; chacun de vous retournera dans sa propriété, et chacun de vous retournera dans sa famille. La cinquantième année sera pour vous le jubilé: vous ne sèmerez point, vous ne moissonnerez point ce que les champs produiront d'eux-mêmes, et vous ne vendangerez point la vigne non taillée. Car c'est le jubilé: vous le regarderez comme une chose sainte. Vous mangerez le produit de vos champs. Dans cette année de jubilé, chacun de vous retournera dans sa propriété.
En lisant ce merveilleux passage biblique, Dieu le créateur dit que tout esclave est libre
après 49 ans de servitude. En 2009, l’Afrique qui dans son ensemble a obtenu son indépendance en 1960 avait 49 ans. C’était la fin de la servitude. Elle est donc libre, sa vraie indépendance économique et sociale commence car selon la parole de Dieu elle retrouve sa terre et toutes ses richesses.
Que tout Africain, toute Africaine crie gloire à l’eternel pour cette grâce particulière. Selon toujours la parole de Dieu, la 50e année est l’année du jubilé, l’année du renouveau. Ainsi 2010 est l’année du jubilé, notre continent entre dans sa période de délivrance.
Que le sacré Dieu des hébreux soit béni.
La coupe du monde de football en Afrique sud
L’organisation de la coupe du monde de football en Afrique du sud est un signe. Cette prestigieuse manifestation mondiale arrive pour la première fois sur notre continent simplement parce que nous ne sommes plus esclaves. Le monde entier vient fêter avec nous le jubilé, notre délivrance. Nous avons donc droit à tous les honneurs et privilèges liés à notre nouveau statut.
Mais que nous rappelle l’Afrique du sud ?
C’était une terre de terreur, où les femmes étaient violées, Mandela le héros d’aujourd’hui a été jeté en prison pendant 27ans. Les chiens bergers allemands étaient à la poursuite des noirs. Les hommes noirs étaient tués comme des animaux. C’est dans cette nation chargée d’histoires douloureuses qui a vu Mandela sortir de prison devenir président de la république, c’est cette terre qui abritera en juin 2010 la coupe du monde de football, la plus grande fête populaire, c’est sur cette terre qui était désespoir hier que Dieu a choisie pour fêter le jubilé, la délivrance de notre continent, la fin de notre misère et de notre servitude. L’Afrique du sud, berceau de l’humanité, Dieu t’a choisie pour honorer le continent Africain. Les hommes viendront de partout la terre pour être témoins de cette action de Dieu.
Africains et Africaines oublions le passé, vivons avec joie le présent qui est la renaissance de notre continent, bâtissons ensemble une Afrique nouvelle et meilleure à la dimension de la vision de Dieu et non des hommes.
Les promesses pour l’Afrique
Voici ce que Dieu a promis à l’Afrique notre cher continent, l’héritage de nos pères
«Et l'Éternel sera connu des Égyptiens, Et les Égyptiens connaîtront l'Éternel en ce jour-là; Ils feront des sacrifices et des offrandes, Ils feront des vœux à l'Éternel et les accompliront. Ainsi l'Éternel frappera les Égyptiens, Il les frappera, mais il les guérira; Et ils se convertiront à l'Éternel, Qui les exaucera et les guérira. En ce même temps, il y aura une route d'Égypte en Assyrie: Les Assyriens iront en Égypte, et les Égyptiens en Assyrie, Et les Égyptiens avec les Assyriens serviront l'Éternel. En ce même temps, Israël sera, lui troisième, Uni à l'Égypte et à l'Assyrie, Et ces pays seront l'objet d'une bénédiction. L'Éternel des armées les bénira, en disant: Bénis soient l'Égypte, mon peuple, Et l'Assyrie, œuvre de mes mains, Et Israël, mon héritage!» Esaïe 19 :21-25.
L’Afrique dans l’assemblée de l’Eternel
«Tu n'auras point en abomination l'Édomite, car il est ton frère; tu n'auras point en abomination l'Égyptien, car tu as été étranger dans son pays: les fils qui leur naîtront à la troisième génération entreront dans l'assemblée de l'Eternel. Lorsque tu camperas contre tes ennemis, garde-toi de toute chose mauvais» Deut 23 :7-9.
Un Africain non des moindres, l’eunuque éthiopien ministre de l’économie et des finances de son temps est entré au nom des Africains dans l’assemblée de l’Eternel car il a été baptisé par immersion après la pentecôte par l’évangéliste Philippe «L'eunuque dit à Philippe: Je te prie, de qui le prophète parle-t-il ainsi? Est-ce de lui-même, ou de quelque autre? Alors Philippe, ouvrant la bouche et commençant par ce passage, lui annonça la bonne nouvelle de Jésus. Comme ils continuaient leur chemin, ils rencontrèrent de l'eau. Et l'eunuque dit: Voici de l'eau; qu'est-ce qui empêche que je ne sois baptisé? Philippe dit: Si tu crois de tout ton cœur, cela est possible. L'eunuque répondit: Je crois que Jésus Christ est le Fils de Dieu. Il fit arrêter le char; Philippe et l'eunuque descendirent tous deux dans l'eau, et Philippe baptisa l'eunuque. Quand ils furent sortis de l'eau, l'Esprit du Seigneur enleva Philippe, et l'eunuque ne le vit plus. Tandis que, joyeux, il poursuivait sa route, Philippe se trouva dans Azot, d'où il alla jusqu'à Césarée, en évangélisant toutes les villes par lesquelles il passait» Actes 8 :34-40.
N’oublions pas ce que notre Seigneur Jésus a lui-même dit: «Et quiconque donnera seulement un verre d'eau froide à l'un de ces petits parce qu'il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense.» Math 10 :42.
En réalité, l’Afrique a donnée plus d’un verre d’eau à Jésus. Quand Hérode voulait le tuer c’est en Afrique que Dieu l’a envoyé. Pour sa sécurité, Dieu a préféré l’Afrique. Pour sa croissance, Dieu a choisi l’Afrique. Pour son bien-être, Dieu a fait confiance à l’Afrique.
Dieu reconnaissant, ne peut jamais nous abandonner. Nous méritons une récompense.
Aux premières heures de sa vie, menacé de mort par Hérode, l’Afrique l’a recueilli selon la promesse de Dieu «Lorsqu'ils furent partis, voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, et dit: Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, fuis en Égypte, et restes-y jusqu'à ce que je te parle; car Hérode cherchera le petit enfant pour le faire périr» Math 2 :13
Dieu s’est donné le temps et les raisons de bénir l’Afrique, l’héritage de nos pères.
C’est pourquoi toi, Afrique, réjouis-toi, danse et pousse des cris de joie car l’heure de ta délivrance a sonné, tu n’es plus esclave, mais tu es libre. Amen!
In www.mvp-ci.com
Investissements massifs des entreprises des pays émergents en Afrique
Tous les grands pays émergents parient aujourd’hui sur l’Afrique. Avec un milliard d’habitants dont le profil de consommation les place juste derrière l’Inde, l’Afrique a amorcé sa transition démographique et son urbanisation. Son industrialisation, quant à elle, est en bonne voie dans plusieurs pays du continent.
Les investisseurs indiens, chinois, brésiliens ou marocains l’ont bien compris. Ils contribuent à développer sur le continent un “écosystème” d’affaires, et leurs Etats y jouent la carte d’un développement par l’industrialisation auquel les bailleurs des pays développés ne voulaient plus croire. Et c'est grâce à leurs immenses réserves de change que ces pays émergents financent leurs investissements.
L’Inde: un partenaire historique pour l’Afrique
L’omniprésent groupe Tata est le fer de lance de la stratégie africaine de l’Inde depuis les années 1960. il y a investi récemment un milliard de dollars (soit 726 millions d’euros dans les télécommunications, dans l’automobile au Kenya, en Zambie, en Algérie...), dont les implications sur le plan urbain (modernisation des autobus) et sur celui des transferts de savoir-faire (informatique) ont été salués par le président sénégalais Abdoulaye Wade.
Les entreprises indiennes visent le long terme: Dr. Reddy’s Lab et ses médicaments génériques ont changé la santé du continent; Barthi Telecom vient de racheter au qatari Zayn son réseau dans dix-sept pays africains et parie sur un boom du portable. Le gouvernement indien soutient depuis 2002 le développement informatique et médical du continent, via son programme Focus Africa.
Le Brésil: le pays qui monte en Afrique
Les entreprises brésiliennes sont, elles aussi, présentes: WEG vend ses moteurs électriques dans vingt pays, Marcopolo construit des bus en Afrique du Sud, Odebrecht couvre de chantiers de construction la Namibie, l’Angola et le Mozambique (infrastructures minières et ferroviaires, usines d’éthanol, bureaux, supermarchés). Là encore, les entreprises sont soutenues par leur gouvernement dans une vision de développement à long terme: la vallée du Zambèze va voir naître une agro-industrie de type brésilien (soja, maïs, élevage bovin...).
Le Maroc voit dans l’Afrique subsaharienne l’opportunité d’internationaliser ses entreprises
Après avoir investi dans les mines (la Managem en Guinée et au Burkina Faso) et les télécommunications (Maroc Telecom gère les réseaux en Mauritanie, au Burkina Faso, Gabon et Mali), les entreprises marocaines s’intéressent au développement du territoire et au soutien à l’activité économique. La Royal Air Maroc, présente dans Air Sénégal, a recomposé l’espace aérien ouest-africain. Attijariwafa Bank et la Banque Marocaine du commerce extérieur (BMCE) sont présentes dans toute l’Afrique de l’Ouest et centrale francophone, où elles financent les entrepreneurs locaux.
C’est le Maroc qui est chargé de l’électrification rurale tant attendue dans le nord du Sénégal, le grenier agricole du pays. D’autres entreprises telle Ynna se positionnent sur des projets liés aux ressources en eau, au tourisme, à l’immobilier.
La Chine: une stratégie planifiée d’expansion en Afrique
Au delà de l’accès aux ressources naturelles et au BTP, les entreprises chinoises développent les télécommunications en Zambie, au Zimbabwe, au Niger, au Bénin, au Togo et de plus en plus le textile. Avec l’ouverture prévue en 2011 d’une zone économique spéciale en Egypte (informatique, textile, automobile), l’industrie chinoise entrera dans l’espace euroméditerranéen. Le projet de terminal d’hydrocarbures au nord du Kenya va désenclaver un Sud-Soudan déjà semi-autonome.
Le quatrième forum de coopération sino-africaine de novembre 2009 a renforcé un fonds de codéveloppement d’entreprises, et a mis en place un fonds de financement de 100 projets de lutte contre le réchauffement climatique et de 100 autres concernant l’eau, les céréales et le développement social.
In www.Afriqueavenir.org
vendredi 2 avril 2010
Selon Newsweek, l'Afrique devient "la nouvelle Asie" au point de vue économique
J'ai lu avec intérêt cet article de Newsweek dont la thèse est que l'Afrique est un des nouveaux moteurs de la croissance mondiale et il m'a interpellé. Je l'ai traduit (bien entendu le travail est loin d'être parfait) pour que nous puissions en discuter tous.
La Chine et l'Inde font la « Une » des médias pour leurs prouesses économiques, mais il ya une autre histoire de la croissance mondiale qui est souvent oubliée : celle de l'Afrique. En 2007 et 2008, l'Afrique australe, la région des Grands Lacs du Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, et même les victimes de la sécheresse Corne de l'Afrique avaient des taux de croissance du PIB comparables à ceux de ces deux puissances asiatiques l'Asie. L'année dernière, dans les profondeurs de la récession mondiale, le continent a réalisé une croissance de près de 2%, une performance à peu près égale aux taux observés dans le Moyen-Orient, et au-delà de celle observée partout ailleurs, en dehors l'Inde et la Chine. Cette année et en 2011, l'Afrique connaîtra une croissance de 4,8%, taux le plus élevé de la croissance hors Asie, et plus encore que les économies « survendues » du Brésil, de la Russie, du Mexique et de l’Europe de l'Est, selon de nouvelles estimations du FMI. En fait, si on prend pour mesure chaque habitant, les Africains sont déjà plus riches que les Indiens, et une douzaine d'Etats africains ont un revenu national brut par habitant plus élevé que la Chine.
Plus surprenant, c'est qu'une grande partie de cette croissance n'est pas portée par la vente de matières premières, comme le pétrole ou les diamants, mais par un marché « domestique » (le plus important en dehors de l’Inde et de la Chine). Au cours des quatre dernières années, la hausse de la consommation privée de biens et services a représenté les deux tiers de la croissance du PIB africain. La classe moyenne africaine, qui émerge très rapidement, doit compter jusqu'à 300 millions d’individus, sur une population totale d’un milliard de personnes, selon l’expert en développement Vijay Majahan, auteur du livre Africa Rising, sorti en 2009. Bien que peu d'entre eux un revenu comparable à leurs « homologues » d’Asie et d’Occident, ces comptables, enseignants, femmes de chambre, chauffeurs de taxi, et même vendeurs de rue en bordure de route, font grimper la demande de biens et services comme les téléphones cellulaires, les comptes bancaires, les produits alimentaires haut de gamme, et l'immobilier. En fait, dans les dix économies les plus importantes d’Afrique, le secteur des services représente 40% du PIB, pas très loin de l'Inde – 53 %. « La nouvelle histoire qui vaut d’être racontée en Afrique, c’est celle de la consommation», explique Graham Thomas, responsable en chef des investissements à Standard Bank Group, qui opère dans 17 pays africains.
Une grande partie de l'essor de cette nouvelle classe de consommateurs peut être attribuée à des forces extérieures : l'évolution des courants commerciaux, en particulier d'une demande accrue venant de la Chine, et l'innovation technologique à l'étranger qui stimule la productivité locale et la croissance comme les réseaux de fibre optique coûtant plusieurs milliards de dollars qui relient désormais l’Afrique et le monde développé. D'autres changements sont internes et s’expliquent par la volonté des Africains eux-mêmes. Malgré une réputation non usurpée qui l’assimile à la corruption et à la mauvaise gouvernance, une bonne partie du continent a tranquillement vécu cette renaissance économique dans un contexte de stabilité politique sans précédent. Encouragés par des investisseurs avides, les gouvernements ont progressivement libéralisé des secteurs relevant de l’industrie et du développement des infrastructures. En conséquence, les pays comme le Kenya et le Botswana comptent maintenant des hôpitaux privés de classe mondiale, des écoles privées à financement public, et des routes à péage qui sont réellement sûres. Selon une étude réalisée par un programme de la Banque mondiale, l'amélioration des infrastructures de télécommunications en Afrique ont contribué à 1% du PIB par habitant, un rôle plus important que les changements dans les politiques monétaire ou budgétaire. L’activité boursière des compagnies aériennes locales, des entreprises de transport et de télécommunications ont grimpé en flèche.
L'esprit d'entreprise a avancé dans le même temps, alimenté en partie par le retour au pays des travailleurs qualifiés. Tout comme les vagues d'expatriés retournés en Chine et en Inde dans les années 1990 pour démarrer une entreprise ont à leur tour attiré plus de talents et de capitaux étrangers, il y a maintenant des signes qu'une diaspora africaine entreprenante contribuera à transformer le continent. La fuite des cerveaux reste toujours un problème chronique dans les pays comme le Burundi et le Malawi, parmi les plus pauvres dans le monde. Mais les économies les plus robustes d’Afrique, telles que celles du Ghana, du Botswana et de l'Afrique du Sud, commencent à voir un « gain de cerveaux » sans précédent. Selon certains rapports, environ 10.000 professionnels qualifiés sont rentrés au Nigeria l'année dernière, et le nombre d'Angolais formés qui cherchent un emploi au pays a été multiplié par dix au cours des cinq dernières années. Bart Nnaji a laissé une chaire de professeur titulaire à l'Université de Pittsburgh pour revenir au Nigeria en 2005 et dirige désormais Geometric Power, la première compagnie d'électricité premier privée en Afrique sub-saharienne. Sa centrale de 188-mégawatts, d’une valeur de 40 millions de dollars, sera opérationnelle cet automne et sera le seul fournisseur d'électricité pour Aba, une ville de 2 millions dans le sud du Nigeria. Afam Onyema, un diplômé de 30 ans, de Harvard et de Stanford Law, a refusé des salaires à six chiffres dans des cabinets de droit des affaires pour construire et exploiter un hôpital ultramoderne de 50 millions de dollarscavec un volet « bienfaisance pour les pauvres » dans le sud Nigeria.De nombreux experts estiment que l’Afrique, avec sa base large de nouveaux consommateurs peut très bien être sur le point de devenir la prochaine Inde, grâce à l'urbanisation frénétique et au type de coup de pouce aux services et aux infrastructures qui a transformé le sous-continent asiatique il y a 15 ans. Tout comme l'Inde une fois attelés et sa population laborieuse nombreuse et bon marché, l'Afrique a tout à gagner à croissance rapide de ses grandes villes. Déjà, le continent possède le plus fort taux d'urbanisation, et peut espérer une croissance passant par l'industrialisation et les économies d'échelle. Aujourd'hui, seulement un tiers de la population africaine vit dans les villes, mais ces urbains comptent pour 80% du PIB, selon les Nations unies. Au cours des 30 prochaines années, la moitié de la population du continent vivra dans les villes.
Nulle part cette relation entre la classe des consommateurs et de l'urbanisation n’est aussi claire qu’à Lagos, au Nigeria, une mégalopole de 18 millions de dollars qui a tout de Chongqing (Chine) ou Mumbai (Inde). Sur l'île Victoria, au centre commercial de la ville, l'immobilier est aussi cher que dans Manhattan. Partout où vous regardez, il y a des constructions : condominiums de luxe, immeubles de bureaux, routes, et même une ville flambant neuve née du dragage de la mer qui contiendra un demi-million de personnes. « La pénurie est partout, donc les opportunités de forte croissance sont partout », explique Adedotun Sulaiman, un capital-risqueur et président d'Accenture au Nigeria. « En termes d'opportunités, c'est juste hallucinant. »
Aliko Dangote, plus riche entrepreneur d'Afrique noire s’est aussi enrichi sur cette culture de la consommation, avec une fortune d’une valeur nette de 2,5 milliards de dollars, selon Forbes. Son empire, qui a débuté en 1978 comme une entreprise commerciale qui a importé, entre autres, les aliments pour bébés, le ciment et le poisson congelé, est centré sur le Nigeria et sa croissance intérieure en plein essor : la production de ciment pour créer des centres commerciaux et des bureaux ; la location de villas de luxe; la manufacture de nouilles, de farine et de sucre, et maintenant les services tels que les réseaux mobiles 3G et les transports. « Il n'y a nulle part, vous pouvez gagner de l'argent, comme au Nigeria», affirme Dangoté, 53 ans. « C’est le secret le mieux gardé du monde. »
Plus tout à fait. Une récente étude de l'économiste d’Oxford Paul Collier Oxford, portant sur les 954 sociétés cotées dans les bourses africaines entre 2000 et 2007 a révélé que leur retour sur investissement a été en moyenne à 65% plus élevé que ceux des entreprises similaires en Chine, en Inde, au Vietnam ou en Indonésie, parce que les coûts du travail montent en flèche en Asie. Leur marge bénéficiaire médiane, à 11%, était également plus élevée qu'en Asie ou en Amérique du Sud. Les opérateurs de téléphonie mobile en Afrique, par exemple, ont eu les marges bénéficiaires les plus élevées dans l'industrie mondiale. Les rapports des multinationales étrangères comme Unilever, Nestlé, et Swissport International attestent qu’une partie de leur taux de croissance les plus élevés se trouve en Afrique. Ainsi, si les investissements étrangers directs ont chuté de 20 pour cent dans le monde entier en 2008, les flux en capitaux en Afrique ont fait un bond de 16%, à 61,9 milliards de dollars, leur plus haut niveau, selon un rapport de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE). Même les entreprises chinoises envisagent de faire de la sous-traitance en Afrique (pour l’industrie de base). La Banque mondiale est en train d’aider la Chine à mettre en place une zone industrielle en Ethiopie, sans doute la première parmi de nombreux centres offshore s'apparentant aux zones de libre-échange tentaculaires qui ont ouvert l'économie chinoise dans les années 1980.
Pourtant, l'Afrique demeure à la frontière des marchés émergents. En dépit des gains qu’on peut y faire, la difficulté et le coût de gestion d'une entreprise y sont les plus élevés dans le monde, selon les données du Fonds monétaire international. Ajoutez à cela la corruption omniprésente, qualifiée par Transparency International de "problème endémique" dans 36 des 53 Etats africains et l’on comprend pourquoi l’Afrique est souvent considérée comme un lieu « toxique ». Mais le président de la Banque mondiale Robert Zoellick affirme que, dans le sillage de la crise économique, les investisseurs à long terme ont reconnu que "les marchés développés comportent de gros risques aussi." Comme la Chine et l'Inde, l'Afrique profite de cette situation. Et illustre sans doute mieux que n’importe quelle autre région, un nouvel ordre mondial dans lequel les nations les plus pauvres vont continuer à trouver l’énergie nécessaire pour aller de l’avant.
samedi 20 mars 2010
LIVRE: LA THESE DU COMPLOT CONTRE L'AFRIQUE. POURQUOI L'AFRIQUE NE SE DEVELOPPE PAS LIVRE. LA THESE DU COMPLOT CONTRE L'AFRIQUE.jpg
Le complot contre l'Afrique consiste à affaiblir les Etats afin que les puissances étrangères et les firmes transnationales influencent négativement l'évolution de ce continent. C'est en refusant la reconduction des pactes coloniaux préjudiciables au développement du continent tout en luttant contre les tyrans locaux que l'Afrique parviendra à décourager les stratèges occidentaux qui entretiennent astucieusement la sujétion des Africains.
Le texte d'annonce:
Si vous n’avez jamais su les raisons profondes pour lesquelles l’Afrique ne se développe pas et si vous souhaitez connaître les remèdes pour sortir l’Afrique de l’impasse, le politologue Fweley Diangitukwa vous donne tous les éléments de réponse dans ce livre magistral : Voici, à titre indicatif, quelques thèmes traités :
►Comment l’Europe occidentale contribua au sous-développement des pays d’Afrique. Parmi les facteurs externes du sous-développement, il faut souligner l’ignorance des mécanismes de production de la domination et de la pauvreté, les programmes scolaires qui ne répondent pas prioritairement aux besoins des Africains. L’Afrique a perdu ses industries traditionnelles là où la Chine les a gardées et modernisées. L’Afrique est géographiquement située loin de principaux centres financiers du monde.
►Parmi les causes historiques du sous-développement, il est à retenir : l’homme noir a été humilié et infériorisé au cours de l’histoire, l’esclave et la traite négrière ont duré plus de trois siècles et ont marqué profondément l’homme noir, l’histoire africaine été volontairement falsifiée par l’Occident alors qu’avant la colonisation, l’Afrique était un continent dynamique. Avec la colonisation, les Africains ont perdu ce qu’ils avaient de précieux et de sacré. Il y a, et on ne le dira jamais assez, le pillage systématique des richesses du continent par les firmes occidentales. L’Occident refuse de reconnaître ses cruautés et ses crimes commis en Afrique pour ne pas réparer ses fautes monstrueuses.
►Parmi les causes structurelles du sous-développement, il y a entre autres : une formation et une préparation insuffisantes des leaders au moment où les pays africains ont accédé à l’indépendance ; l’absence d’une accumulation de capital ; l’idéologie de la division internationale du travail défavorable à l’Afrique ; la convoitise du continent africain par tous les États puissants et par toutes les entreprises transnationales ; les investissements directs étrangers (IDE) ne contribuent pas au développement des pays africains ; l’Afrique se développe avec des langues d’emprunt qu’elle ne maîtrise guère ; l’absence de techniciens bien formés et de centres de recherche adaptés aux besoins des Africains ; les dirigeants des États africains sont devenus les représentants attitrés de la Françafrique et de la mafia internationale.
►Parmi les causes conjoncturelles du sous-développement, l’auteur avance : la dette étrangle les pays d’Afrique ; il y a la persistance de la monoculture ; l’Africain a perdu sa personnalité ; l’État importé en Afrique est inadapté ; l’Afrique souffre d’un excès de théories de développement ; l’Afrique est un continent encerclé et surveillé à partir de points stratégiques ; les frontières artificielles héritées de la colonisation n’ont pas réussi à créer des États-nations viables ; les droits de l’homme sont bafoués par ceux qui prétendent les défendre dans les assises internationales ; les institutions internationales défendent les intérêts des États puissants qui financent leur fonctionnement contre ceux des États faibles ; l’aide publique occidentale crée une dépendance avilissante en Afrique parce qu’elle participe au complot contre l’Afrique ; les banques occidentales refusent de coopérer pour restituer l’argent détourné par les hommes politiques africains.
►Dans le chapitre sur la corruption qui paralyse les caisses de l’État, l’auteur s’attarde sur l’impunité des cadres dirigeants qui est à l’origine de la grande corruption. Pour combattre la corruption, il faut lutter à la fois contre le corrupteur et contre le corrompu. La captation de l’État est la forme de corruption la plus subtile et la plus pernicieuse. Beaucoup de dirigeants africains assoiffés d’argent facile ne savent pas négocier.
►Quant à la thèse du complot, il faut dire que la presse occidentale participe au complot contre l’Afrique. La France refuse de poursuivre les tyrans africains avec lesquels elle a toujours collaboré. L’Afrique n’a pas de leçons de morale, de démocratie ou de bonne gouvernance à recevoir de l’Occident. Le G8 complote en secret pour planifier, contrôler et orienter les affaires du monde. Les chefs d’État des pays du Sud sont généralement choisis et soutenus par les réseaux mafieux du Nord. La Somalie est devenue le pays modèle du complot contre l’Afrique.
4ème page de couverture :
Les grandes puissances, qui tiennent les anciennes colonies en laisse comme des chiens de compagnie, freinent délibérément le développement des pays africains afin de les rendre fortement dépendants et de refuser ainsi toute concurrence. Le développement de l’Afrique est bloqué à cause de la division internationale du travail dans laquelle les pays africains sont contraints à produire et à vendre des matières premières sans valeur ajoutée. La transformation de ces matières premières est souvent faite à l’étranger et beaucoup de pays africains sont incapables d’acheter leurs propres produits après leur transformation.
Le complot contre l’Afrique consiste à affaiblir les États afin que les puissances étrangères et les firmes transnationales influencent négativement l’évolution de l’Afrique. Il consiste à « endormir » les Africains tout en faisant croire qu’on s’intéresse à eux afin de faciliter la soumission des hommes et l’exploitation des ressources naturelles car il est plus facile d’exploiter des femmes et des hommes qui ne sont pas fiers d’eux-mêmes. Ce complot s’explique également par la vente des armes démodées aux pays africains. Des armes qui ne servent pas à gagner une guerre mais à terroriser uniquement les populations pour asseoir des régimes tyranniques et pour s’enrichir rapidement et illicitement. Ce complot se manifeste concrètement dans le pillage des ressources naturelles et des produits agricoles comme le cacao, dans la manière de traiter l’information et de gérer les conflits armés (Darfour, RDC), ainsi que dans la destruction des langues nationales qui ont été supplantées par les langues coloniales. La mondialisation, telle qu’elle fonctionne, est au service de cette stratégie car elle s’emploie à favoriser l’affaiblissement des États africains. Le G8 et certaines organisations travaillent aussi dans le même sens.
C’est en refusant la reconduction des pactes coloniaux préjudiciables au développement du continent et en faisant d’autres choix qui privilégient le développement du continent tout en luttant contre les tyrans locaux que l’Afrique parviendra à décourager les stratèges occidentaux qui entretiennent astucieusement la sujétion des Africains.
Ce livre, dans lequel Fweley Diangitukwa déverse son amour infini pour l’Afrique, dérange profondément parce que la vérité y est dite ouvertement, sincèrement et directement, sans détour, sans recourir à la langue de bois. Ce livre va faire date dans la mesure où la prise de conscience des Africains ne sera plus la même. A partir de cette publication, il y aura un avant et un après complot contre l’Afrique.
Les associations et groupes qui souhaitent organiser un débat avec Fweley Diangitukwa sur les questions traités dans ce livre peuvent contacter directement l’auteur. Une tournée de débats aura lieu en France, en Suisse, en Belgique et en Grande-Bretagne mais aussi dans d’autres pays sur invitation. Si votre association est intéressée, veuillez le signaler, dès que possible, à l’auteur en lui envoyant un e-mail : afriquenouvelle@bluewin.ch
Merci pour votre intérêt !
« Le complot contre l’Afrique » est un livre fondamental dans lequel se trouvent des clés qui permettent de comprendre les raisons pour lesquelles l’Afrique ne développe pas.